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Remettre de l'ordre dans le syndicalisme policier

Communiqués / 10 novembre 2011 / Étiquettes : , /

Communiqué de presse de Michel Thooris, Conseiller politique Sécurité de Marine Le Pen

Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant veut remettre des détachés syndicaux sur la voie publique pour participer à la compensation des 3.000 postes de policiers et gendarmes supprimés par la RGPP, a-t-il déclaré mercredi sur France Inter.

Dans une note de service en date du 4 novembre, que s’est procurée l’AFP mardi, le directeur central de la Sécurité publique (DCSP), Jacques Fournier, demande à ses troupes (63.000 agents) une « optimisation de (leur) présence sur la voie publique ». Cette note « vise » plusieurs pistes, a commenté le ministre mercredi, dont « un certain nombre de détachements syndicaux qui ont été consentis de façon excédentaire par rapport aux textes ».

Nicolas Sarkozy dirige de prés ou de loin le Ministère de l’Intérieur depuis 2002. C’est dix ans après la prise de fonction de M. Sarkozy que la place Beauvau « s’aperçoit » que des centaines de fonctionnaires de police sont en absence irrégulière depuis des années. Des aveux même du Ministre, des centaines de policiers seraient détachés sans autorisation spéciale d’absence.

Des détachements syndicaux hors quota des enveloppes d’autorisations spéciales d’absences allouées au profit des syndicats majoritaires du système existent depuis toujours et cette pratique s’était même accélérée sous la Gauche.

Il est urgent de remettre de l’ordre dans ce système nauséabond qui est à la limite de constituer des emplois fictifs dans la police. Il faut limiter les détachements syndicaux aux seuls organes dirigeants pour les réunions de bureau, les conseils d’administration ou les congrès des syndicats. Ainsi, des milliers de policiers détachés syndicaux pourraient utilement être remis sur la voie publique.

Il faut également mettre un terme aux subventions exorbitantes versées par l’administration aux syndicats de police qui se chiffrent à plusieurs centaines de milliers d’euros chaque année. En période de crise, ces sommes gigantesques seraient bien mieux investies ailleurs que dans la poche des syndicats de police. Voilà une économie publique simple et rapide à réaliser.