Par Bertrand Dutheil de La Rochère, conseiller République et Laïcité de Marine Le Pen :
Décidemment, Nicolas Sarkozy ne comprend rien à la laïcité, et donc à la France et à la République. Sa conception de la nation est pleinement communautariste. Elle est dangereuse.
À Erivan, le 7 octobre 2011, il cite un certain nombre de nos compatriotes, ayant atteint quelque notoriété, sous prétexte de leur origine arménienne. Sinon eux-mêmes, du moins leurs parents ou leurs grands-parents auraient trouvé en France « une seconde patrie », et non leur patrie en dehors de toute considération sur leur ascendance. Cette énumération de citoyens français en fonction de leurs racines ethniques, quels que soient les sentiments personnels des intéressés, est une atteinte portée au principe de laïcité qui place dans la sphère privée tant la religion que la généalogie de chacun.
Déjà, le 4 octobre, il avait crû devoir flatter les protestants en déclarant que la France leur serait redevable de la liberté de conscience. Que le Président de la République en déplacement dans les Cévennes aille visiter les musées réformés et des lieux qui perpétuent le souvenir des Camisards, rien de plus normal. Qu’il souligne que, grâce à la laïcité, la France a mis fin aux conflits religieux qui ne l’ont que trop déchirée, tel est son rôle. Mais que Nicolas Sarkozy se fasse historien pour courtiser un culte est un accroc à la laïcité.
Ainsi, dans la même semaine, Nicolas Sarkozy a donné des gages à deux communautés ou supposées telles. Il ne s’agit pas d’accidents, mais bien d’une stratégie politique.
Il y a peu, il a accordé, avec des conditions financières violant la loi de 1905, une caserne parisienne aux musulmans pour qu’ils la transforment en mosquée. En février dernier, il s’est rendu au dîner du CRIF pour tenter de séduire les personnes de confession juive. Enfin, le 20 décembre 2007, il proclama, dans son discours de Latran, la supériorité du curé sur l’instituteur, cherchant à satisfaire les catholiques.
Il a placé très tôt son quinquennat sous le signe du communautarisme.
La laïcité, affirmée dès le premier article de notre Constitution, est donc régulièrement bafouée par le Président de la République sortant. Car la laïcité ne consiste pas à donner des gages à toutes les religions et à tous les groupes fondés sur les origines régionales ou autres. Au contraire, la laïcité les place dans la sphère privée où chacun est libre dans le respect des autres. Par son incompréhension de la nature d’un des principes fondateurs de la République, Nicolas Sarkozy est un danger pour la nation. Il fragmente les Français au risque de créer entre eux de graves tensions selon des clivages religieux ou ethniques.
Communiqué de Bertrand Dutheil de La Rochère, Membre fondateur et trésorier du RBM, Conseiller régional d’Île-de-France
Lundi 7 novembre, le gouvernement socialiste violera, sinon la lettre, du moins l’esprit de la loi du 9 décembre 1905, portant séparation de l’État et de la religion, en publiant le « Guide pratique du fait religieux dans les entreprises privées ». La presse s’est déjà fait l’écho de certaines des mesures préconisées. Les lieux de travail vont devenir le champ clos des tensions entre salariés au sujet des convictions ou de l’absence de convictions des uns et des autres.
Communiqué de presse de Florian Philippot, Vice-Président du Front National
Faiblesse et compromission sont les maîtres-mots du gouvernement en matière de laïcité.
Alors que nous ne cessons depuis des années de tirer la sonnette d’alarme sur les revendications religieuses qui se multiplient dans les entreprises, le gouvernement refuse de venir en aide aux responsables RH et aux responsables de direction confrontés à ce phénomène de plus en plus oppressant.
Communiqué de presse de Gaëtan Dussausaye, Directeur national du Front National de la Jeunesse, Membre du Bureau Politique du FN
Dans le collège de Saint-Ambroix, ville proche d’Alès dans le Gard, les élèves et parents d’élèves ont eu la surprise de voir un professeur de musique distribuer un appel à la prière en arabe à sa classe. La raison avancée par l’enseignant, soutenu par le rectorat : permettre l’ouverture d’esprit des élèves aux autres cultures et spiritualités.
Communiqué de Presse de David Rachline, Sénateur-Maire de Fréjus
La Mission d’information sur l’organisation, la place et le financement de l’Islam en France et de ses lieux de culte vient de présenter son rapport. Ne souhaitant pas être engagé parl’ensemble des conclusions et des préconisations de ce rapport, je me suis abstenu lors du vote final.
Certes cette mission d’information a permis, à travers la grande diversité des auditions organisées, de faire un certain nombre de constats qui, pour partie, rejoignent ceux que nous faisons au Front national depuis des années ; je pense par exemple au lien avec les pays d’origine d’un certain nombre de musulmans ou encore l’absence de connaissance de la part des imams de la culture, de l’histoire voire de la langue de notre pays ; ces deux éléments favorisant grandement le communautarisme.
Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen
Alors que la rupture du jeûne marquant la fin du ramadan aura lieu ce mercredi 6 juillet, la Maison des examens d’Île-de-France a annoncé qu’elle permettra aux lycéens qui le souhaitent de différer à jeudi leur convocation au rattrapage du baccalauréat. Il s’agit d’une décision conforme à une circulaire de François Fillon datée du 18 mai 2004 lorsqu’il était ministre de l’Éducation nationale.
Communiqué de Presse du Collectif Racine
Plusieurs médias s’en sont fait l’écho en fin de semaine : la « Maison des examens », le service interacadémique en charge d’organiser les examens et concours en région parisienne, a demandé, par la voix de son directeur, Vincent Goudet, que les chefs de centres permettent dérogatoirement aux candidats du Bac célébrant l’Aïd-el-Fitr de reporter leurs oraux de rattrapage.
Le cas est à peine croyable, tant cette disposition contrevient au principe de laïcité — « la République ne reconnaît […] aucune culte », aux termes de la loi de 1905 —, là même où elle devrait être le plus scrupuleusement observée, puisque de l’Ecole dépend largement l’assimilation de tous à la seule communauté que la République soit fondée à reconnaître : la communauté nationale.