Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National :
L’affaire Karachi est en passe de devenir l’un des plus gros scandales de la Cinquième République. Elle s’ajoute à d’innombrables autres affaires qui montrent que le quinquennat de Nicolas Sarkozy aura profondément affaibli la morale publique. On est aujourd’hui de toute évidence à mille lieues de la République irréprochable promise en 2007. C’est une nouvelle trahison des promesses de campagne, et pas des moindres.
Cette affaire pose des questions très graves. Y a-t-il eu un financement illégal de la campagne d’Edouard Balladur ? Y a-t-il un lien avec l’attentat qui a coûté la vie à 11 de nos compatriotes ? Les Français ont droit à des réponses précises à ces questions. Il ne s’agit pas que d’argent sale, il s’agit peut-être de valises de billets tâchés de sang.
La mise en examen de M. Bazire témoigne de ce que le cœur de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur est désormais touché par les soupçons de la Justice. Chacun sait les liens unissant les différents protagonistes de l’époque, et chacun voit aujourd’hui que l’affaire se rapproche de Nicolas Sarkozy, qu’elle s’immisce dans le cercle des plus intimes.
Les démentis de la présidence de la République quant à l’implication de Nicolas Sarkozy dans ce scandale ne suffisent pas. Les Français ne peuvent se satisfaire de dénégations aussi désinvoltes et imprécises.
Marine Le Pen, Présidente du Front National, demande que le chef de l’Etat s’explique au plus vite au sujet de ses responsabilités exactes dans la campagne d’Edouard Balladur. Le Chef de l’Etat doit accepter d’être entendu par la Justice. Cette dernière doit pouvoir faire son travail en toute transparence, dans l’intérêt de la vérité, mais aussi en mémoire de nos compatriotes morts dans l’attentat de Karachi.
Communiqué de Wallerand de Saint Just, Conseiller politique justice de la campagne de Marine Le Pen
Les révélations de M Robert, juge constitutionnel en 1995, dans la presse de ce jour relativement à l’approbation du compte de campagne du candidat Balladur, éclairent d’une lumière crue ce que l’on savait des pratiques de cette juridiction « suprême », en réalité tout autant politisée que les autres et tout à fait inféodée au pouvoir.